Le webdesign des années 90 a été marqué par des pages simples, souvent en HTML basique, avec des fonds colorés et des textures. Les sites utilisaient des GIFs animés et des polices très limitées comme Times, Verdana ou Comic Sans. Les couleurs vives et les éléments clignotants étaient à la mode, reflétant une esthétique naissante et expérimentale.
Un hébergeur emblématique du Web de cette époque était la société Geocities. Vous pouvez retrouver les archives de nombreux sites sur https://geocities.restorativland.org
Le webdesign des années 2000 a marqué un tournant avec l’introduction des CSS sur le navigateur Internet Explorer, permettant une séparation entre contenu et présentation. Les sites sont devenus plus dynamiques et interactifs, avec des mises en page fluides et des designs plus sophistiqués.
L’utilisation de Flash pour des animations et des interfaces riches était courante, bien que controversée en raison des problèmes de compatibilité. Les couleurs sont devenues plus subtiles, et les designs ont commencé à privilégier l’expérience utilisateur, posant les bases du web moderne.
Mise en page et colonnes
Une des principales nouveautés est la capacité à créer facilement des systèmes de colonnes fluides et redimensionnables. La capacité à positionner les contenus des balises, à gérer leur position dans l’espace est également simplifiée par rapport à l’ancienne méthode des tableaux HTML.
L’avènement des chartes graphiques
Mais ce qui va créer la véritable révolution, c’est la possibilité de gérer de manière globale une charte graphique grâce au langage CSS. En effet, l’introduction de la notion de classes de balises permet la création de composants réutilisables, de typographies et de couleurs cohérentes et appliquées à l’ensemble d’un site.
Le webdesign des années 2010
Les années 2010 ont marqué une transformation significative dans le webdesign, avec l’introduction des typographies, la disparition progressive de Flash et l’essor de JavaScript.
Arrivée des Typographies Web
L’utilisation de polices web personnalisées a explosé grâce à de nouvelles commandes CSS qui commencent à être pleinement fonctionnelles dès 2015. Des services comme Google Fonts et Adobe Typekit vont populariser leur utilisation. Les designers peuvent enfin s’éloigner des polices système traditionnelles, offrant une plus grande diversité visuelle et une meilleure correspondance avec l’identité de la marque.
Disparition de Flash
Adobe Flash, autrefois omniprésent pour les animations et les interactions, commence à décliner. Les problèmes de sécurité et de compatibilité, notamment avec les appareils iOS, ont conduit à son abandon progressif. HTML5, CSS3 et JavaScript ont pris le relais, offrant des solutions plus sûres et performantes.
Avènement de JavaScript
JavaScript a connu un essor considérable, devenant la pierre angulaire des expériences web interactives. Les frameworks comme jQuery, Angular et React ont permis de créer des applications web dynamiques et réactives, améliorant l’expérience utilisateur avec des interfaces plus fluides et intuitives.
Ces évolutions ont conduit à des sites web plus rapides et visuellement attrayants, répondant mieux aux attentes des utilisateurs modernes.
2020 : interactivité et 3D
Le webdesign des années 2020 privilégie le minimalisme, la vitesse de chargement et l’expérience utilisateur. Les designs réactifs, l’accessibilité et les micro-interactions sont au cœur des créations.
Les animations subtiles et les effets de parallaxe enrichissent l’interactivité sans nuire à la performance grâce à une augmentation significative de la puissance des navigateurs. Les couleurs douces et les espaces blancs dominent, favorisant la clarté et la navigation intuitive.
En 2015 apparait un nouveau standard : WebGL. Autrement dit la possibilité d’insérer des scènes en 3D réelle dans une page web.
Cette 3D peut être créée sur un logiciel spécifique comment Blender ou Cinema4D mais également générée à la volée par du code JavaScript et manipulée par des interactions utilisateurs.